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*Le t
out début est lancé
=)A v
ous de
Me dire ce que v
ous en pensez.
Et si v
ous savez lire entre les Lignes ...
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Un garçon aux cheveux de jais regardait, méfiant de la fenêtre d'un van noir, le bouchon qui s'était formé dans la ville. Lui et les trois autres membres du groupe venaient, justement d'un Photoshoot pour un magazine qui avait, une fois de plus, été fatiguant et énervant. Bill trouvait toujours sympa de se faire photographier dans toutes sortes de poses, mais la journée n'avait pas été simple.
Ca avait commencé le matin même, quand il s'était réveillé épuisé et irrité. Son humeur ne s'était pas améliorée au petit déjeuner pendant lequel il avait trouvé nul de discuter avec Tom, où même pendant le trajet pour aller au Shooting, et encore moins quand on l'avait bassiné sur, comment il devait se placer ou regarder.
Bill était un pro pour cacher sa mauvaise humeur en public, mais dans le van, il avait fait tomber le masque. Si bien que même Tom ne s'était pas risqué à lui adresser la parole depuis le début du trajet, et ça voulait bien dire quelque chose.
Il avait des maux de ventre, insoutenables. Discrètement, Bill essayait de s'installer plus confortablement. A cet instant, il enviait les pantalons larges de son frère, car le sien appuyait désagréablement sur son bas-ventre qui ne rendait sûrement pas le tout meilleur. Peut-être arriveraient-ils bientôt à ce putain d'hôtel.
-« On reste encore au bar pour boire après ?, demandait Georg,
maintenant qu'on est enfin libres, c'était une journée épuisante. »De Gustav provient un grondement d'approbation.
-« Je reste dans ma chambre, je me fixe et c'est tout, expliquait Bill, grincheux,
je me fous dans la baignoire et après devant la télé. »Tom lui jeta un regard interrogatif, mais Bill l'ignorait.
Il n'avait lui-même aucune idée de ce pourquoi il était si mal aujourd'hui, au point de ne pas vouloir engager de conversations, pas même avec son jumeau. Quand ils avaient enfin atteint l'hôtel et descendaient dans le garage souterrain, ses maux de ventre étaient devenus pires. Bill aspirait l'air vivement alors qu'il était encore dans le van. Il avait l'impression qu'on lui plantait des couteaux dans le ventre.
-« Tu vas bien ? » sonna la voix de Saki à ses cotés.
Bill fut effrayé par son garde du corps, qu'il regarda en levant les yeux. Saki figurait parmi les personnes qui pouvaient encore se vanter d'être plus grands que lui.
-« Oui, c'est seulement qu'aujourd'hui la journée a été fatigante. Nous ne sommes plus aussi vivants. »Il n'essayait pas non plus de plaisanter.
Saki l'examinait minutieusement, mais semblait le croire.
-« Alors fais donc comme tu as prévu. »Lui et Bill se dirigeaient vers l'ascenseur. Là Tom l'attendait, les G's étaient apparemment déjà dans la partie bar de l'hôtel.
-« Bill, ça ne va pas ? » s'enquit Tom, alors qu'ils étaient dans l'ascenseur avec Saki.
Bill sourit, contraint.
-« Je suis seulement fatigué. » répondit-il, et ce n'était même pas un mensonge.
Il se réjouissait seulement d'aller dans sa chambre.
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Bill était dans sa baignoire jouissant de la chaleur qui l'entourait, yeux clos. La tension commençait doucement à descendre, et ces douleurs abdominales semblaient enfin s'apaiser. Il espérait seulement que ce n'était pas son appendice qui était responsable, car il ne pouvait pas se permettre, ces temps-ci, d'être malade.
En plus, c'était bientôt Noël et il avait prévu de s'envoler pour les Maldives avec Tom et David depuis longtemps. Enfin quelques congés ... Bill ne savait plus du tout comment écrire le mot 'vacances'. Celles-ci n'étaient que l'accumulation des jours libres qu'ils avaient à l'occasion, et qu'il occupait en regardant la télévision ou dormant. Il n'avait vraiment pas envie de rater ses vacances, car lui et Tom n'avait vu Andi qu'une seule fois, et l'occasion se présentait à nouveau.
A la pensée de leur ami commun, Bill fit la grimace. Il les avait poussé à mettre le nez dans les étranges façons que leurs Fans avaient d'occuper leur imagination. Lui et Tom n'avaient pas su s'ils devaient se tordre de rire ou éclater de cris d'indignation. Que ces jeunes filles aient ainsi pu ... le fait était qu'ils y avaient d'innombrables histoires sur lui et Tom dans lesquelles ils tombaient amoureux l'un de l'autre et devenaient un couple. Le tout garnit de drames plus ou moins grands, et de tragédies.
Andi leur avait donné quelques adresses de sites sur le Net où ils pourraient en trouver, et il avait ainsi passé une nuit avec Tom assez inconfortable à lire quelques unes de ces vilaines histoires. Ils avaient arrêté, le rouge aux joues, en tombant sur une histoire un peu plus explicite. Beurk, c'était répugnant. Après cela, ils avaient à peine pu se regarder dans les yeux, et Bill avait fait un cauchemar la nuit dont il n'avait pas parlé à Tom. Son frère était effectivement, un des deux acteurs principaux ... Bill chassa rapidement la pensée de ce rêve. C'était pervers. Comme il ne l'aurait jamais pensé avec son JUMEAU ... La faute à l'imagination débile de ces filles. Ne pouvaient-elles pas se limiter à ce qu'elles-mêmes les rencontrent ?
L'eau devenait lentement froide, et le bout de ses doigts fripés comme une pomme laissée trop longtemps au soleil. Bill renonça à rajouter de l'eau chaude, il détestait avoir les doigts fripés. Au lieu de ça, il se leva et saisit une des grandes serviettes cotonneuses de l'Hôtel. Le volume d'eau baissa dans la baignoire et il commença à s'essuyer. Malgré la chaleur de la petite pièce, il avait froid, et voulait se sécher les cheveux le plus vite possible pour se retrouver dans son lit. Quand il fut prêt, il jeta sa serviette sur l'étendoir pour qu'elle puisse sécher et mit son peignoir. Il s'apprêtait justement à saisir le séchoir quand son mouvement s'arrêta, alors qu'il regardait la serviette, horrifié.
C'était ... c'était bien du sang, cette trace ... rouge, Bill attrapa le drap de bain et l'examina. Oui, il n'y avait pas de doute, c'était du sang. Mais ... d'où venait-il ? Pour qu'il soit là, c'est que quelque chose n'allait pas, qu'il s'était blessé quelque part. Bill avala. Ses mains tremblaient, alors qu'il enlevait son peignoir et examinait son corps. Rien, aucune blessure, aucune éraflure, ou coupure ... Pourtant, il devait bien venir de quelque part ce sang, il n'était pas apparu comme ça. Bill était presque prêt à le croire, mais alors qu'il se tâtait entre les jambes, il toucha quelque chose de chaud, et d'humide. C'était quelque chose de visqueux, et il retira sa main en haletant, effrayé.
Alors, c'est de là que venait la sang ... Les secondes défilaient, mais il n'arrivait pas à décoller son regard de ses doigts sanglants. Ses pensées allaient et venaient, dansaient dans son esprit. Avait-il fait quelque chose aujourd'hui qui aurait pu causer une telle perte de sang ? Bill cherchait avec la meilleure volonté, mais rien.
Ses dents se mettaient à claquer, d'une part à cause du froid, d'autre part à cause de sa découverte. Si il saignait de cette façon, ça ne pouvait qu'être mauvais. Peut-être même, mortellement. Paniqué, Bill enroula une serviette autour de ses hanches étroites et ré enfilait son peignoir, puis sortait en courant de la pièce, où il se mit à chercher fébrilement son portable. Il devait appeler Tom et ... et ... un médecin.
Le problème était là. Bill se laissa tomber sur le lit et replia ses genoux contre lui. Merde, merde, merde, pourquoi est-ce que ça devait lui arriver maintenant ? Demain matin, ils devaient aller à Hambourg pour travailler leur nouvel album. Que se passerait-il s'il était suspendu pendant une période prolongée ? Que se passerait-il ...
Bill regardait fixement son portable, comme hypnotisé. Peut-être qu'il devrait attendre encore un peu ... le sang disparaîtrait. Peut-être qu'une veine avait simplement éclaté et que cela passerait donc, n'est-ce pas ? Aucune raison de s'inquiéter. Aucuns examens désagréables et questions du même type, lui étant adressées.
Bill se sentit rougir, en pensant aux questions qui pouvaient se poser face à cette 'blessure'. Il ne voulait même pas y penser. On le disait déjà homosexuel ou bi. C'est plutôt drôle de constater que les gens sont persuadés de certaines choses que les concernés ne savent même pas parfois.
Oui, il attendrait demain. S'il saignait encore, il devrait demander à Saki de l'emmener à l'hôpital. Bill frémit en pensant, à comment expliquer cette situation à son garde du corps. Peut-être qu'il comprendrait ...
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Quand Bill se réveilla d'un sommeil inquiet du à son téléphone portable le lendemain matin ; il cligna de l'½il seulement une fois, effaré, et secoua la tête chassant le cauchemar stupide qu'il avait fait cette nuit. Hier avait du être une journée de merde, pensa t-il somnolent, et il se tourna sur le côté. Mais il s'éveilla tout d'un coup, quand il sentit quelque chose de gros, cotonneux noué autour de sa taille. Plein d'angoisse, il tourna son regard vers le plafond en haletant, après avoir vu la serviette enroulée autour de son bas-ventre. Merde. Ce n'était pas un rêve. Bill se leva précipitamment.
Oh, il espère que le saignement s'est arrêté ... prudemment, il défait les deux serviettes et touche entre ses jambes. Sec. Bill ferme les yeux. C'est seulement maintenant, qu'il s'aperçoit qu'il s'était arrêté de respirer. Plusieurs fois, il respire profondément, de sorte que son rythme cardiaque ralentisse. Dieu merci ... il s'était presque senti mal, en imaginant ce qu'il aurait du faire si ça n'avait pas cessé.
Okay, mais maintenant il ne devait faire aucun mouvement saccadé sous risque que cela recommence. Prudemment, Bill s'assit sur le bord du lit et retira les deux serviettes sous lui. Il devait avoir saigné hier soir, car maintenant le sang avait séché, laissant une trace brunâtre. Bill grimaça. Il ne pouvait pas les laisser, ça ferait parler les femmes de chambre et il savait comment ça finirait.
Il se leva, et jeta les deux serviettes dans l'une de ses valises. Il les emporterait et les jetterait discrètement dans la poubelle du studio. Il y avait également des traces de sang claires dans la baignoire, il ne pouvait l'oublier.
Quand Bill se regarda dans le miroir, il eu presque un choc. On aurait dit qu'il avait vomit toute la nuit, des cernes sombres sous ses yeux et la peau pâle comme un mort. Et ses cheveux ... ça mettrait du temps pour y donner une quelconque forme. Aujourd'hui, ils n'avaient, certes, aucunes rencontres de prévues, mais devant l'hôtel quelques fans traînaient encore certainement, et il n'avait aucune envie de donner de quoi nourrir des rumeurs à propos de comment il passait ses nuits, les maladies qu'il pouvait avoir ou autres.
Une demie heure plus tard, Bill trouvait son aspect plus satisfaisant. Les cheveux lisses, avec un peu de laque, les yeux cerclés de crayon noir ... correct, il pouvait se montrer.
Négligemment, il retira quelques affaires de l'un de ses sacs, un jean et un t-shirt qui allait aussi avec la veste qu'il portait hier, et donc convenait aussi aujourd'hui. Encore quelques bijoux et Bill Kaulitz était armé pour faire face au monde.
Heureusement, sa mauvaise humeur d'hier semblait avoir disparu. Aujourd'hui, il devait simplement faire attention à ses mouvements. Bill voulait justement ouvrir la porte, quand quelqu'un y frappa. C'était Tom.
-« Bonjour, p'tit frère, salua malicieusement son jumeau en l'examinant un peu,
tu as l'air d'aller mieux ? »-« Oui, je me sentais mal hier c'est tout. » assura Bill d'un ton convaincu, alors qu'il fermait la porte derrière lui.
-« Alors tout va bien. »En fait Bill aurait volontiers dit à son frère ce qui lui était arrivé hier, il avait plus confiance en lui qu'en n'importe qui d'autre, mais c'était simplement trop pénible. En outre, Tom aurait certainement fait tout un drame de cette histoire et aurait voulu qu'il voit un médecin.
Et Bill ne le voulait en aucun cas, tant que rien d'autre n'était arrivé ...
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____________V
oilà le Pr
ol
ogue. Al
ors ... que pensez-v
ous de ce début ?
____________Une questi
on simple : Qu'arrive t-il à Bill ?
~ G u m m i _B ä r c h e n _T r ä u m e ~
Fée Clochette____________